Robert Redford, l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, des écrans aux grands espaces
Dans le vaste panthéon des légendes du cinéma, peu d’artistes peuvent se vanter d’avoir une carrière aussi riche et une connexion aussi profonde avec le monde qui les entoure que Robert Redford. Acteur, réalisateur, producteur, mais aussi fervent défenseur de la nature, Redford a toujours tissé des liens indéfectibles entre ses œuvres et ses valeurs personnelles. Parmi celles-ci, son amour pour les chevaux est sans doute l’une des plus marquantes, imprégnant sa vie et sa filmographie d’une authenticité rare.



Robert Redford, les chevaux et le 7ème art
La relation de Robert Redford avec les chevaux est une constante qui a ponctué son œuvre cinématographique. Loin de n’être qu’un accessoire, le cheval est souvent un personnage à part entière, un reflet de l’âme du héros.
On pense bien sûr à L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (The Horse Whisperer, 1998). En tant que réalisateur et acteur principal, Redford a donné vie à ce film poignant qui explore la guérison et la communication entre un homme et un cheval traumatisé. Son personnage, Tom Booker, n’est pas un dresseur ordinaire, mais un homme qui écoute et comprend l’animal, une philosophie que Redford partage intimement. Le succès du film a popularisé l’idée du “chuchoteur” et a mis en lumière l’importance de la patience et de la confiance dans la relation homme-animal.
Plus tôt dans sa carrière, Le cavalier électrique (The Electric Horseman, 1979) offrait déjà un aperçu de cette connexion. Dans ce road-movie, Redford incarne Sonny Steele, un ancien champion de rodéo désabusé qui s’enfuit avec un cheval de course drogué pour le sauver. Ce film, qui mêle le spectacle superficiel de Las Vegas à la liberté des grands espaces de l’Ouest américain, symbolise le refus de Redford de la célébrité à outrance et son attachement à l’authenticité et à la nature.
Même lorsqu’il n’est pas devant la caméra, la passion de Redford est palpable. En tant que producteur exécutif du film The Mustang (2019), il a soutenu une histoire poignante sur un détenu qui réhabilite des chevaux sauvages dans le cadre d’un programme thérapeutique. Ce choix de production illustre à nouveau son engagement à promouvoir des récits qui célèbrent le lien unique et curatif entre l’homme et le cheval.

Robert Redford, un homme engagé pour les animaux et la nature
L’amour de Robert Redford pour les chevaux est loin de se limiter aux plateaux de tournage. C’est une conviction qui a façonné sa vie personnelle et son militantisme. Cavalier émérite depuis toujours, il a souvent parlé de la tranquillité et de la clarté qu’il trouve en compagnie de ces animaux. Son ranch en Utah, où il vit en harmonie avec la nature et ses chevaux, est le reflet de ses valeurs.
Son engagement a pris un tournant décisif dans les années 1990 lorsqu’il a sauvé des dizaines de chevaux sauvages de l’abattoir. Il a acheté ces animaux, destinés à la boucherie, pour leur offrir une seconde chance dans ses vastes terres de l’Utah. Cette action concrète a été un puissant message, soulignant son dévouement non seulement à la cause animale, mais aussi à la préservation du patrimoine sauvage de l’Ouest américain.
Tout au long de sa vie, Redford a utilisé sa notoriété pour défendre les droits des animaux et la préservation des espaces naturels. Son travail, à travers le Sundance Institute et d’autres initiatives, a toujours cherché à sensibiliser le public aux questions environnementales, faisant de lui une figure majeure de l’écologie aux États-Unis.
Robert Redford a toujours considéré les chevaux comme des partenaires égaux, non comme des accessoires cinématographiques. Lors du tournage de The Horse Whisperer en 1998, il a travaillé en étroite collaboration avec le dresseur Buck Brannaman, reconnu pour sa méthode douce et respectueuse envers les chevaux. Redford a même incarné son personnage, Tom Booker, en montant cinq chevaux différents, soulignant son engagement personnel envers les techniques de “natural horsemanship”. Cette approche authentique a été saluée par les critiques, bien que certains aient noté des imprécisions dans la représentation des méthodes de dressage.

Robert Redford, un acteur cavalier
En dehors du grand écran, Redford a activement soutenu la conservation des mustangs, symboles de l’Ouest américain. Il a rejoint le conseil d’administration de Return to Freedom, une organisation dédiée à la protection des chevaux sauvages. Pour ce grand acteur, le mustang est vraiment emblématique de l’Ouest américain. En 1996, il a acquis le Horse Whisper Ranch à Charleston, Utah, une propriété de 30 acres où il a vécu en harmonie avec ses chevaux pendant près de 25 ans. Ce ranch, situé près de son célèbre Sundance Mountain Resort, reflétait son désir de se reconnecter avec la nature et de vivre selon ses principes écologiques.
À travers ses films, ses actions concrètes et son engagement personnel, Robert Redford a démontré que le lien entre l’homme et le cheval est une belle philosophie de respect, de patience et de compréhension mutuelle.
Robert Redford n’est pas simplement un acteur qui a joué avec des chevaux, c’est un homme qui a vécu avec eux, les a respectés et les a défendus. Sa carrière et ses engagements se nourrissent mutuellement, et le lien qu’il a créé avec le cheval a donné un sens plus profond à ses œuvres. À travers des films emblématiques et des actions concrètes, il nous a montré que la communication la plus simple et la plus belle ne requiert pas toujours de mots, mais un cœur ouvert et un respect sincère pour le vivant.
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