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Conso – Comment l’équitation a changé la sécurité des casques dans le monde entier

Avant d’équiper les cyclistes, les skieurs ou les motards, la technologie Mips® a d’abord trouvé sa place… sur la tête des cavaliers. Une histoire peu connue qui lie depuis plus de quinze ans deux entreprises suédoises : Mips et Back on Track.

Lorsqu’un cavalier tombe, tout semble se jouer en une fraction de seconde. Pourtant, ce qui se passe dans le cerveau dure encore moins longtemps. Quelques millisecondes suffisent pour qu’un impact transforme un simple choc en lésion cérébrale. C’est précisément cette réalité, longtemps sous-estimée, qui a donné naissance à l’une des plus grandes avancées de la sécurité moderne : le système Mips®.

Ce que peu de cavaliers savent, en revanche, c’est que cette innovation aujourd’hui présente dans des millions de casques de vélo, de ski ou de moto est née… grâce au monde équestre. Et que Back on Track a joué un rôle déterminant dans son arrivée sur le marché.

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Quand un neurochirurgien remet en question les casques

L’histoire commence dans les années 1990 à Stockholm.

À l’Institut Karolinska, le neurochirurgien Hans von Holst observe un paradoxe inquiétant. Des patients arrivent aux urgences après un accident. Beaucoup portaient correctement un casque. Pourtant, certains présentent des lésions cérébrales sévères. Le problème n’est pas que le casque n’a pas fonctionné mais qu’il ne protège pas contre tous les types d’impacts.

Avec le chercheur Peter Halldin, de l’Institut Royal de Technologie (KTH), Hans von Holst entreprend alors de comprendre ce qui se passe réellement à l’intérieur du crâne lors d’une chute. Leur constat bouleverse les connaissances de l’époque.

Les casques traditionnels sont principalement conçus pour absorber les impacts directs, ceux où la tête frappe perpendiculairement un obstacle. Or, dans la réalité, les accidents se produisent rarement de manière aussi parfaite.

En équitation notamment, la majorité des chutes sont obliques. La tête heurte le sol avec un angle. Le crâne s’arrête brutalement, mais le cerveau, suspendu dans le liquide cérébro-spinal, poursuit sa course pendant quelques instants : ce décalage provoque un mouvement de rotation. Et c’est précisément cette rotation qui peut générer les lésions les plus graves.

Pourquoi la rotation est si dangereuse

Le cerveau est constitué de milliards de cellules nerveuses reliées entre elles par de longues fibres appelées axones. Lorsqu’une rotation brutale intervient, ces fibres s’étirent sous l’effet des forces de cisaillement. Dans les cas les plus sévères, elles peuvent se rompre.

Les médecins parlent alors de lésion axonale diffuse (LAD).

Cette blessure est l’une des formes les plus graves de traumatisme cérébral. Elle peut entraîner des troubles cognitifs durables, des difficultés de mémoire, des problèmes d’équilibre ou des séquelles neurologiques importantes.

Pendant longtemps, les casques ne prenaient quasiment pas en compte ce phénomène. C’est précisément pour répondre à cette limite que les chercheurs suédois développent une nouvelle approche.

Une idée simple inspirée… du cerveau lui-même

Le cerveau n’est pas fixé rigidement à l’intérieur du crâne : il bénéficie naturellement d’une légère liberté de mouvement. Les chercheurs imaginent alors une technologie capable de reproduire ce principe dans un casque.

Ainsi naît le Mips®, pour Multi-directional Impact Protection System.

Son fonctionnement repose sur une couche à faible friction intégrée à l’intérieur du casque. Lors d’un impact oblique, cette couche autorise un très léger déplacement du casque par rapport à la tête de quelques millimètres seulement.

Cette micro-rotation permet de réduire une partie des forces rotationnelles transmises au cerveau. Il ne s’agit pas d’empêcher les chocs. Il s’agit de mieux gérer la manière dont l’énergie est transmise au cerveau lors des impacts les plus fréquents.

Pourquoi les premiers casques Mips étaient… des casques d’équitation

Une innovation scientifique n’existe réellement que lorsqu’elle quitte le laboratoire. Les chercheurs avaient développé le principe biomécanique. Après un lancement en marque propre qui ne fût pas un succès, ils décidèrent qu’il leur fallait plutôt compter sur un industriel capable d’en faire un véritable produit.

Ce partenaire sera Back on Track.

Dès 2009, l’entreprise suédoise devient le premier fabricant au monde à commercialiser des casques d’équitation équipés de la technologie Mips®. Le succès de cette première collaboration servira ensuite de preuve à l’ensemble de l’industrie.

Quelques années plus tard, les fabricants de casques de vélo, de ski, de moto puis de nombreux secteurs professionnels adopteront à leur tour cette technologie. Autrement dit, l’équitation n’a pas simplement bénéficié du Mips. Elle a participé à son histoire.

Une collaboration qui continue d’écrire son histoire

Depuis cette première commercialisation, le partenariat entre Back on Track et Mips n’a jamais cessé d’évoluer. Les deux entreprises suédoises ont poursuivi leurs recherches autour d’un même objectif : améliorer la sécurité des cavaliers sans compromis sur le confort.

Plus récemment, cette collaboration a notamment conduit au développement du Strixx, le casque le plus abouti jamais conçu par Back on Track.

Plus qu’un nouveau modèle, il incarne plusieurs années d’ingénierie commune. Sa conception associe naturellement le système Mips®, mais aussi une structure renforcée pensée pour optimiser la gestion des impacts à haute comme à basse vitesse.

Le maintien a lui aussi été entièrement repensé grâce à un réglage à 360°, un système de molette particulièrement précis et des mousses personnalisables permettant au casque d’épouser la morphologie de chaque cavalier.

La ventilation repose sur des canaux intégrés qui favorisent une circulation continue de l’air, tandis que le design affiche des lignes contemporaines qui répondent aux attentes esthétiques d’une nouvelle génération de cavaliers.

L’ensemble est certifié selon la norme CE EN1384:2023, aujourd’hui référence européenne pour les casques d’équitation, ainsi que la norme ASTM F1163-23.

Une philosophie présente dans tous les casques Back on Track

Le Strixx représente aujourd’hui le modèle le plus avancé de la marque. Mais il reflète surtout une philosophie initiée il y a plus de quinze ans. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le système Mips® n’est pas réservé à cette seule gamme car tous les casques d’équitation Back on Track intègrent cette technologie de protection rotationnelle.

Un choix qui témoigne d’une vision constante : considérer que les innovations majeures en matière de sécurité ne doivent pas rester l’apanage d’un modèle haut de gamme, mais bénéficier à l’ensemble des cavaliers. C’est pourquoi Back on Track a misé sur un prix d’entrée de gamme dès 229€ TTC.

Quand le style rencontre enfin la science

Pendant longtemps, choisir un casque relevait d’un compromis : privilégier l’esthétique ou rechercher la meilleure protection disponible. Les nouvelles générations de casques d’équitation montrent que cette opposition n’a plus lieu d’être.

Le Strixx illustre cette évolution. Son design épuré, ses différentes finitions et son confort quotidien répondent aux attentes actuelles, tandis que son développement s’appuie sur plusieurs décennies de recherche scientifique. Au fond, c’est peut-être là que réside la véritable innovation.

Non pas dans une technologie invisible cachée sous la coque.

Mais dans une histoire où la recherche médicale, l’ingénierie suédoise et le monde équestre se sont rencontrés pour transformer durablement la manière dont les cavaliers protègent ce qu’ils ont de plus précieux : leur cerveau.

F.A.Q.

Comment fonctionne le Mips® dans un casque d’équitation ?

Lorsqu’un cavalier chute, sa tête touche rarement le sol de manière parfaitement perpendiculaire. Dans la majorité des cas, l’impact est oblique.

Sans système spécifique, le casque freine brutalement le mouvement du crâne tandis que le cerveau poursuit brièvement sa course à l’intérieur de la boîte crânienne. Cette différence de mouvement peut générer des forces de rotation importantes.

Le système Mips® permet au casque de se déplacer légèrement par rapport à la tête — de quelques millimètres seulement — afin d’accompagner ce mouvement. Cette faible mobilité contribue à réduire une partie des forces rotationnelles générées lors de certains impacts.

Le principe est inspiré du fonctionnement naturel du cerveau, qui bénéficie lui-même d’une légère liberté de mouvement grâce au liquide cérébro-spinal.

Pourquoi les impacts rotationnels sont-ils particulièrement fréquents en équitation ?

Les chutes de cheval sont rarement linéaires. Un refus, un écart, une perte d’équilibre ou une chute à l’obstacle projettent souvent le cavalier vers l’avant ou sur le côté, entraînant une rotation du corps avant le contact avec le sol.

Lorsque la tête frappe le terrain selon un angle, le cerveau peut être soumis à des accélérations rotationnelles. Ces mouvements sont associés à certaines lésions cérébrales, notamment la lésion axonale diffuse, qui résulte de l’étirement des fibres nerveuses (axones).

C’est précisément l’observation de ces mécanismes chez des cavaliers blessés qui a conduit le neurochirurgien Hans von Holst à lancer les recherches ayant abouti à la création du système Mips®.

Tous les casques Back on Track sont-ils équipés du système Mips® ?

Oui. Tous les casques d’équitation Back on Track intègrent la technologie Mips®, et pas uniquement le modèle Strixx.

Back on Track est d’ailleurs un acteur historique du développement de cette innovation. Dès 2009, la marque suédoise est devenue le premier fabricant au monde à commercialiser des casques d’équitation équipés du système Mips®, contribuant ainsi à faire passer cette technologie du laboratoire à une application concrète.

Le casque Strixx représente aujourd’hui l’aboutissement de cette collaboration de longue date entre Back on Track et Mips®, avec une conception qui associe protection, confort et design.

Le système Mips® est-il obligatoire sur un casque d’équitation ?

Non. À ce jour, la technologie Mips® n’est pas imposée par la réglementation européenne.

Pour être commercialisé en Europe, un casque d’équitation doit répondre aux exigences de la norme EN1384:2023 (ou à toute autre norme applicable selon le marché concerné). Cette norme définit les critères de sécurité qu’un casque doit respecter, mais elle n’impose pas l’utilisation d’une technologie particulière.

Le Mips® est donc une technologie additionnelle choisie volontairement par certains fabricants afin d’améliorer la gestion des impacts rotationnels.

Le système Mips® remplace-t-il les autres éléments de sécurité d’un casque ?

Non. Le système Mips® fait partie d’un ensemble de dispositifs destinés à protéger le cavalier.

La sécurité d’un casque dépend notamment de plusieurs éléments complémentaires :

  • la qualité de la coque extérieure ; 
  • la capacité de la mousse interne à absorber l’énergie des impacts ; 
  • le maintien du casque sur la tête ; 
  • la conception de la jugulaire ; 
  • le respect des normes d’homologation ; 
  • et, lorsqu’il est présent, le système Mips® pour contribuer à limiter certaines forces rotationnelles. 

Ces technologies agissent de manière complémentaire et ne se substituent pas les unes aux autres.

Pourquoi le Strixx est-il présenté comme l’aboutissement de la collaboration entre Back on Track et Mips® ?

Le Strixx est le fruit de plus de quinze années de collaboration entre les équipes de Back on Track et de Mips®.

Sa conception ne repose pas uniquement sur l’intégration du système Mips®. Le casque associe également une structure interne renforcée, une gestion optimisée des impacts à haute et basse vitesse, un réglage précis à 360°, des mousses personnalisables et une ventilation étudiée pour un usage intensif.

L’objectif est d’offrir une protection élevée tout en garantissant un confort durable, afin que le casque soit porté correctement quelles que soient les conditions de pratique.

Comment choisir un casque d’équitation réellement protecteur ?

Le choix d’un casque ne doit pas se limiter à son esthétique. Plusieurs critères méritent d’être pris en compte :

  • vérifier que le casque est conforme à la norme EN1384:2023 ; 
  • choisir une taille parfaitement adaptée à son tour de tête ; 
  • privilégier un système de réglage permettant un maintien homogène ; 
  • remplacer le casque après un choc important, même si aucun dommage n’est visible ; 
  • et s’intéresser aux technologies développées pour mieux gérer les différents types d’impacts, comme le système Mips®. 

Un casque correctement ajusté, porté systématiquement et remplacé lorsque cela est nécessaire demeure l’un des équipements de sécurité les plus importants pour tout cavalier, quel que soit son niveau de pratique.

Comment entretenir son casque d’équitation pour préserver son niveau de protection ?

Un casque d’équitation est un équipement de sécurité qui mérite autant d’attention que les autres protections du cavalier. Un mauvais stockage ou des conditions de conservation inadaptées peuvent altérer les matériaux qui le composent et réduire ses performances dans le temps.

Pour préserver son efficacité, il est recommandé de :

  • conserver le casque à température ambiante, dans un endroit sec ; 
  • éviter de le laisser dans le coffre d’une voiture, une sellerie non chauffée ou tout local soumis à de fortes variations de température ; 
  • le protéger d’une exposition prolongée au soleil et aux rayons UV ; 
  • nettoyer régulièrement les mousses et les parties textiles conformément aux recommandations du fabricant. 

Les fortes chaleurs sont particulièrement néfastes. Une exposition prolongée à des températures élevées peut dégrader le polystyrène expansé (EPS), le matériau chargé d’absorber l’énergie lors d’un impact. Même si le casque paraît intact extérieurement, ses performances peuvent être diminuées.

Un casque bien entretenu est un casque qui conservera plus longtemps son niveau de protection.

Quand faut-il remplacer son casque d’équitation ?

Un casque d’équitation ne se change pas uniquement lorsqu’il est visiblement abîmé. Certains dommages sont invisibles, mais peuvent compromettre sa capacité à protéger le cavalier lors d’une chute.

1. Après une chute ou un choc important

C’est la règle essentielle : tout casque ayant subi un impact doit être remplacé, même s’il ne présente aucune fissure apparente.

La coque interne est composée de polystyrène expansé (EPS), un matériau conçu pour absorber l’énergie du choc en se comprimant ou en se fissurant de manière invisible. Une fois cette énergie absorbée, le matériau ne retrouve pas ses propriétés d’origine.

Cette recommandation s’applique également si le casque est tombé lourdement au sol, a reçu un choc important pendant un transport ou a chuté d’une hauteur significative.

2. Selon son âge

Même sans accident, les matériaux vieillissent sous l’effet :

  • de la transpiration ; 
  • du sébum ; 
  • de l’humidité ; 
  • des variations de température ; 
  • des rayons UV. 

À titre indicatif :

  • utilisation régulière (plusieurs fois par semaine) : il est conseillé de remplacer son casque tous les 3 ans ; 
  • utilisation occasionnelle : il est recommandé de ne pas dépasser 5 ans d’utilisation. 

La date de fabrication figure sur l’étiquette située à l’intérieur du casque. Elle permet de connaître précisément son âge.

3. En présence de signes d’usure

Le casque doit également être remplacé si :

  • la jugulaire est usée, effilochée ou ne se verrouille plus correctement ; 
  • les mousses internes sont tassées et le casque ne tient plus parfaitement en place ; 
  • il a été exposé pendant une longue période à une chaleur importante (par exemple dans le coffre d’une voiture en plein été). 

Un casque qui bouge sur la tête ou dont les composants sont endommagés ne peut plus offrir le niveau de protection attendu.

Bon à savoir : Back on Track propose un programme Crash Replacement. Si votre casque est endommagé lors d’une chute dans l’année suivant son achat, vous pouvez bénéficier d’une réduction importante sur son remplacement, sur présentation d’un justificatif et de votre facture d’achat. Une initiative qui encourage les cavaliers à remplacer un casque accidenté plutôt qu’à continuer à l’utiliser.

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